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21 mai 2003

Belarus - Pâques 2003.


12 AVRIL 21 H. - DEPART DE HERVE.

Nous embarquons à bord d’un car biélorusse pour un trajet de quelques 32 heures. La longue période d’immobilité qui m’attend me fait peur. Durant toute la nuit, traversée de l’Allemagne, sur autoroute. Bercée par le roulis, je dors somme toute assez bien. Au petit matin du dimanche 13, le passage de la frontière germano-polonaise, se fait sans trop d’ attente. Temps ensoleillé, mais frais. Nous apercevons un vol de cigognes et je me dis que ça nous portera bonheur... Peu après la frontière polonaise, nous prenons un solide brunch pour un prix très raisonnable. Pas de problème, pour payer, on accepte les euros. Ici, nulle autoroute, mais des routes en bon état, souvent bordées de champs, l’horizon barré de forêts. Toutes proches, de nombreuses biches, pas très farouches se régalent ou se reposent. Par ses habitations, la Pologne me semble déjà différente de nos contrées. Un contraste me frappe : des maisons pauvres, anciennes alternent avec des constructions luxueuses plus récentes. Le paysage est déjà vert, malgré ici et là quelques congères. Nous passons VARSOVIE fin d’après-midi. A la tombée de la nuit, nous stoppons dans un petit self-service pour nous restaurer, nous dégourdir les jambes. Tout au long de la journée, nous avons eu droit presque toutes les trois heures à l’arrêt « Pipi-cigarettes ». Vers minuit, aux frontières polonaise et biélorusse : après le rassemblement des passeports, des douaniers à l’air sévère viennent inspecter les occupants du car. Au total, une attente d’environ deux heures, sans mettre pied hors du véhicule. Pour certain(es), c’est dur ! Nous repartons enfin vers MINSK, la capitale, où nous arrivons sans autres problèmes à 8 heures le lundi 14 avril. Chez nous, il est 7 heures. Nous sommes un peu en avance sur l’horaire et c’est sans nous presser que nous rejoignons le Palais de la Culture où nous sommes attendus. Là-bas, tous nos amis et connaissances nous accueillent avec le sourire et une table abondamment garnie. Nous refaisons connaissance en dégustant café, jus d’orange, pain, fromage, charcuterie et gâteaux. Certains d’entres nous passeront tout le séjour à MINSK, mais la plupart reprennent le car qui nous conduit dans nos points de chute respectifs. Pour notre part, c’est à GOMEL, une ville plus au sud, que nous nous rendons. Nous parcourons quelque 350 km à travers une immense plaine encore un peu endormie par cette fin d’hiver, faite de marais, de forêts, de champs pas encore labourés, Les routes sont bordées de quantités de bouleaux où sont suspendues des bouteilles en plastique qui recueillent la sève : « jus de bouleau » contenant des vertus médicinales appréciées par les ruraux locaux. Je goûte et je trouve cela plutôt fade. Par endroits, des villages pauvres regroupent des maisons simples et basses, en bois peint de tons différents, avec, devant, une espèce de niche, destinée à abriter un puits et non le chien de la famille. En effet, la plupart de ces villages n’ont pas de conduite d’eau.

LUNDI 14 AVRIL - 16 H. : GOMEL. Quel bonheur, nous faisons enfin la connaissance des parents de Nicolas. Nous embrassons aussi Diedouchka (grand-père de N.) Chaleureux, sympathiques, ils nous remercient cent fois, de ce que nous avons fait pour Nicolas. La langue russe ne nous est évidemment pas familière, bien que nous nous soyons efforcés d’apprendre quelques expressions.. Le langage du cœur nous permet de partager joie et émotion et puis Nicolas est là pour traduire. Après une douche, une collation, nous prenons un peu de repos, avant d’aller découvrir les alentours de GOMEL avec Nicolas, Galina, sa maman et une jeune cousine, professeur d’anglais et de français. GOMEL est une ville immense où se succèdent maisonnettes toutes simples et buildings gris qui relogent les familles évacuées après la catastrophe de TCHERNOBYL. Ce contraste architectural est surprenant. Nous voyons quelques beaux bâtiments modernes, comme le nouveau hall de la Patinoire.

MARDI 15 AVRIL. Dans le centre, un seul grand magasin (Galina y travaille 1 jour sur 2). Très peu de tavernes et de restaurants : trop coûteux pour les Biélorusses. En face du beau théâtre, un vaste parc arboré, très bien entretenu où des écureuils familiers viennent quérir leur pitance. Au sein de ce parc, nous admirons la magnifique église orthodoxe Saints Pierre et Paul. Les visiteuses y pénètrent la tête couverte ; des fidèles s’agenouillent après avoir allumé un cierge.

MERCREDI 16 - VISITE DU MUSEE DE VETKA. Accompagnés de Natacha, notre traductrice, nous nous émerveillons des oeuvres racontant l’Histoire de ce pays, à travers de superbes icônes, peintures et sculptures. Notre jeune amie éprouve quelques difficultés à nous traduire en termes spécifiques tout ce qui a trait à cette culture. Depuis le début, le temps est beau et chaud. Nous terminons cette journée par un barbecue. Au menu, morceaux de poulet, d’agneau, de porc, crudités et les excellents dranikis : pommes de terre râpées mélangées avec des oeufs, passées dans la farine et rôties.

JEUDI 17 : RETOUR A MINSK. Nous faisons nos adieux dans les larmes et l’émotion et échangeons la promesse de nous revoir. Pour Nicolas, ce sera dans trois mois. Arrivés à notre rendez-vous à la Maison de la Culture en début d’après-midi, nous voyons notre amie Olga se précipiter sur nous : c’est elle qui nous servira de guide jusqu’à samedi. Un taxi nous amène chez Irène, que nous avions accueillie avec Olga pour une semaine en 2001. Nous savourons les retrouvailles et faisons connaissance avec le reste de la famille. Larissa, la maman d’Irène, Sacha, son papa et Léna, sa sœur, sont tous très cordiaux. Nous retrouvons également Eléna, une autre jeune fille que nous avions hébergée. Le soir, le « groupe de Belges » se rend à l’opéra pour voir « Les Noces de Figaro » L’absence de Josine, notre présidente et « sa suite » nous étonne.....

VENDREDI 18 : VISITE A ROGATCHEV. Nous apprenons la raison du « faux bond » de Josine, la veille. Bloquée 50 minutes dans un ascenseur, avec trois autres personnes. On rigole, on blague. J’espère quand même qu’elle n’est pas claustrophobe. Nous filons vers ROGATCHEV et découvrons une ville appauvrie par la disparition de ses usines depuis le démantèlement de l’ U.R.S.S. Là-bas, nous attendent présidente et représentantes de l’ association « La Main qui aide » parrainée par la nôtre, et qui rassemble des femmes seules avec enfants et élevant en plus des petits orphelins. En mettant ENSEMBLE leurs forces et leurs maigres ressources, elles arrivent à SURVIVRE, dans des conditions tout de même très dures. A.S.E.T. y a financé l’achat d’un ordinateur, d’une imprimante et d’une photocopieuse. Repas chaud servi avec le délicieux champagne biélorusse et naturellement la vodka.. Ensuite spectacle préparé par les mamans, répétés et joués par les enfants. Malgré leurs faibles moyens, énormément de créativité et de talent chez ces jeunes. Ils ont également réalisé des bricolages : peluches, peintures, collages, etc... qu’ils nous offrent généreusement. En capitaliste que je suis, je demande pourquoi les responsables de ROGATCHEV n’ont pas opportunément organisé une tombola ? Non , ce n’est pas dans leur mentalité ; ils veulent avant tout nous faire plaisir. J’y vois une leçon de solidarité et de courage. Journée inoubliable !

SAMEDI 19 - VISITE DE MINSK. Nous avions vu la métropole illuminée jeudi soir, et ce matin, sous le soleil, nous arpentons, avec nos deux amies les artères principales, admirons quelques statues, une galerie de peinture, des immeubles assez récents. La ville ayant été pratiquement détruite lors de la seconde guerre ne contient plus guère de bâtiments anciens. Nous photographions et achetons quelques souvenirs : cristallerie, vaisselle et livres. Rendez-vous à 17 H. à l’Eglise Rouge où une foule de chrétiens catholiques sont rassemblés la veille de Pâques pour faire bénir pain et eau. Nous nous réunissons tous, Belges et familles d’accueil, dans une salle où un excellent souper d’adieux nous attend. Une merveilleuse fête ! Certains ont très peu dormi, cette nuit-là.....

DIMANCHE 20 - LUNDI 21.04 - RETOUR VERS HERVE VIA MOSTI. La maison d’accueil pour enfants handicapés est un des moments les plus fort du voyage. Christophe intéresse tous les petits avec des ballons colorés dont il fabrique toutes sortes d’animaux. Que d’allégresse sur le visage de ces enfants. A.S.E.T. a financé l’installation de la magnifique cuisine dont elles sont très fières. Heureux de cette extraordinaire semaine conviviale, nous nous retrouvons et partageons notre joie et nos souvenirs .... et notre vodka ! Blagues, rires, ...Voyage parfait et inoubliable !.. Quel bonheur ! on y retournera !

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Josiane Randaxhe

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