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31 janvier 2003

Deux étés avec Irina...


En juillet 2001, notre famille accueillait pour la première fois un enfant biélorusse : Irina, 9 ans à l’époque. Cet été fut pour nous riche en découvertes et rempli de joie. Quant au dépaysement, il fut grand. Elle, elle avait vingt-huit jours pour se reconstruire une santé en respirant un air sain et en consommant de la nourriture non contaminée. Ce projet nous emballait, il enthousiasmait nos trois enfants.

Fin juin, l’excitation et l’euphorie firent place à l’inquiétude face à l’inconnu. Aussi, au cours des dernières heures précédant l’arrivée d’Irina, une série de questions surgirent. Avait-on raison de nous embarquer dans une telle expérience ? Comment allait-on nous comprendre ? Arriverait-on à lui faire une place dans notre foyer ? Comment devions-nous nous comporter avec cette fillette qui n’était pas la nôtre ? Comme pour nos enfants ? Ceux-ci accepteraient-ils une "différence de régime" ? N’était-ce pas une grosse responsabilité ? Du côté de nos deux grands (6 et 8 ans) aussi, la crainte s’exprimait.

Irina En réalité, toutes ces questions se sont envolées à l’arrivée d’Irina et le quotidien a réglé les choses à notre place. Un petit lexique distribué par ASET et un dictionnaire nous permirent de communiquer, les gestes de nous comprendre. Ainsi, si la langue ne nous a causé aucun souci, l’adaptation d’Irina fut très difficile tant la différence entre sa culture et la nôtre est grande. Tout ce qu’elle découvrait ici était à mille lieues de sa réalité à elle là-bas. Elle ressentait dès lors une très grande nostalgie de son pays et de sa famille. A cela s’ajouta le fait que celle-ci ne se manifesta ni par courrier ni par téléphone. Après une dizaine de jours enfin, la joie et la gaieté remplacèrent la tristesse sur son visage et le reste de son séjour fut très chouette. Elle finit par trouver réellement une place, la sienne, dans notre famille. Une fois repartie, nos enfants nous demandèrent régulièrement si elle pensait à eux, si elle faisait ceci ou cela,… Irina avait vraiment réussi à être acceptée de tous dans la famille. C’est pour cette raison que nous renouvelâmes l’expérience l’année suivante.

En 2002, l’adaptation fut beaucoup plus rapide. Une fois à la maison, son air "d’oiseau tombé du nid" des premiers jours fit rapidement place à une petite fille gaie, souriante, sensible et touchante. Connaissant les habitudes de la maison, elle fut vite en confiance. Elle commença un peu à parler français. On se rendit compte qu’elle comprenait d’ailleurs de plus en plus de choses. Quant à nous, de notre côté, notre vocabulaire russe s’enrichissait également. Tout semblait bien se dérouler. Toutefois, pour nos deux grands, plus nous avancions dans le mois, plus il leur était difficile d’accepter de tout partager : les jeux, les vêtements, le temps de leur maman et de leur papa, etc. Aussi, nos aînés nous interpellèrent lorsqu’Irina voulut rapporter trois ou quatre de leurs jouets en plus des présents offerts à sa famille. Nous avons alors tenté de leur expliquer la difficulté pour notre petite protégée de concevoir qu’une chambre puisse être réservée exclusivement à des jouets alors que dans son village de kolkhoze, ses parents, elle et ses petits frères se partagent deux pièces plus petites que notre cuisine.

Satisfaite de son séjour chez nous et heureuse de retrouver sa famille, Irina sauta dans le bus, nous lança un dernier regard accompagné d’un signe de la main. Depuis lors, notre cadet la cherche dans tous les autobus que nous croisons. Nos deux grands, quant à eux, ne souhaitaient plus qu’elle vienne. Nous nous sommes contentés d’écouter leurs sentiments et d’accepter leurs arguments. Toutefois, plus l’année avance et plus ils parlent du retour d’Irina chez nous avec cependant des aménagements et des conditions… à nous d’être vraiment attentifs à ce qu’elle n’occupe pas trop de place et à ne pas leur demander un investissement trop grand.

Accueillir de la sorte un enfant durant un mois est une vraie richesse. Ce type d’expérience nous a ouverts à une réalité nouvelle, nous a solidarisés avec une famille biélorusse, a permis à la nôtre de communiquer autrement et nous poussa à de nouvelles rencontres. Ainsi, malgré quelques soucis, le bilan reste positif. C’est sûr, ce projet nous mobilisera encore l’été prochain !

Post-Scriptum :

Si vous souhaitez obtenir des informations sur l’accueil d’un enfant biélorusse consultez notre rubrique : Accueillir un enfant.

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Fabienne Petit

Maman d’accueil

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