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13 juin 2011

Mijn eerste reis naar Wit-Rusland (april 2011)

Mon premier voyage en Biélorussie (avril 2011)


Témoignage d’une maman d’accueil néerlandophone qui habite Tongeren. Le texte a été transmis à Andréa, sa compagne de voyage, qui a eu la gentillesse d’en faire la traduction.

Nederlandse tekst hierna.

Le samedi 9 avril, nous partons à cinq heures du matin. La nuit, j’ai dit au revoir à mes enfants, mon fils qui va bientôt avoir 4 ans et ma fille qui va en avoir 2 d’ici peu.

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Fika & Aksana

L’année dernière, Aksana est venue pour la première fois chez nous, et nous avons passé un été très agréable avec elle. Le reste de l’année, nous n’avons pas eu de ses nouvelles et elle n’a pas réagi à nos lettres, nos colis et nos SMS. Plus tard, lors de ce voyage, j’ai constaté que la pauvreté et le manque de formation de la maman, l’impossibilité de la mère d’enseigner à ses enfants des bonnes manières sont les principales causes de cette attitude. Lorsqu’en 2010 Aksana est venue pour la première fois chez nous, c’était très important pour mon fils. Il a une forme d’autisme et il a beaucoup appris par elle. Il osait plus, devenait un peu plus sauvage comme un garçon, et considérait Aksana vraiment comme une grande sœur !

L’ambiance dans le bus était très bonne, tout le monde semble se réjouir. Même si je ne parle presque pas le français, mes compagnons de voyage qui sont presque tous d’expression française, sont très sympathiques. Je voyage avec Andrea et devant nous sont assises Ilse et Agnès qui parlent également le néerlandais. Lors de mon voyage, une relation très agréable s’est construite entre Andrea et moi, je suis heureuse d’avoir fait ce voyage avec elle.

Le voyage passe très vite, nous nous arrêtons brièvement toutes les 3 heures et nous prenons le souper en Pologne. Nous arrivons en Biélorussie vers 1 heures du matin, le temps d’attente à la frontière n’est trop long, tout se passe très bien. Nous arrivons à 8 heures du matin à Minsk, où une partie des gens descendent du car. D’autres vont à Moguilev et Gomel, où ils sont attendus par leur famille d’accueil.

La nature en Russie est encore en hibernation, chez nous en Belgique, c’est vraiment déjà le printemps.

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Sveta - Babouchka - Nanda - Fika

Vers midi, nous arrivons à Moguilev, Aksana et sa mère Sveta m’attendent déjà. Aksana a 9 ans, sa sœur Fika va en avoir 4, sa mère a 29 ans et sa grand-mère a 46 ans. Je suis heureuse de voir Aksana ! Dans la voiture, en route vers sa maison, elle a son livre avec elle dans lequel se trouvent les traductions russo-néerlandaises. Je constate qu’elle a vraiment essayé d’apprendre le néerlandais, je suis très heureuse qu’elle ne semble pas nous avoir oubliés ! Elle a d’abord été un peu timide, mais c’est très vite passé.

Puis nous arrivons au bout de 45 minutes dans sa maison. Ils vivent dans une chambre, dans un grand immeuble résidentiel où chacun a sa chambre, mais où la salle de bain est partagée. Je n’avais jamais pensé qu’elle pourrait vivre dans de si mauvaises conditions, je savais qu’ils étaient pauvres, mais ici j’ai été vraiment effrayée. La chambre était petite, environ 4x2 mètres, pas d’eau dans la chambre, pas de cuisine, seulement un petit réchaud électrique à deux taques, ils dorment et vivent dans cette chambre. Pas de rideau, peu de confort.

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pas de cuisine, seulement un petit réchaud électrique à deux taques

La grand-mère m’attend avec la petite Fika, le repas est prêt. Pleins de petits plats qui semblent très appétissants. La petite Fika, elle aussi est toute heureuse de me voir. Elle me saute directement dessus, elle est toute gentille. Une petite fille très gaie, avec un joli visage. Mais quel dommage que les dents de cette petite fille sont en grand partie déjà complètement cariées ! J’avais donné de nombreuses brosses à dents et du dentifrice l’an dernier, quand j’ai posé la question à la maman, elle m’a montré la brosse à dents de Fika, mais pendant mon séjour, elle ne s’en est pas servie, la mère n’y voit certainement pas l’importance.

Le repas est délicieux et l’ambiance est chaleureuse. Mais j’ai bien compris que cette nourriture était beaucoup trop chère pour eux, Snejana n’a pas d’argent et je suppose qu’il y a habituellement très peu à manger pour les enfants.

Puis nous déballons les paquets, j’ai apporté du chocolat, des vêtements, du savon, du shampoing, des jouets, des casseroles, un peu de tout. En une demi-heure de temps Fika a cassé sa poupée. Et je vois aussi que les jouets que j’ai envoyés avec le convoi du mois de novembre sont en grande partie cassés. Les enfants ne semblent pas apprendre les bonnes manières ou les règles. La mère n’a pas eu d’éducation et elle ne sait pas éduquer ses enfants.

Nous nous promenons dans la ville et de la communication est passable, avec le dictionnaire, les mains et les pieds. Elles demandent tout le temps si je ne suis pas fatiguée, si je veux dormir ou si je n’ai pas froid. Aksana et Fika veulent toujours me tenir la main et elles sont très contentes que je suis là.

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La chambre était petite, environ 4x2 mètres

Le soir, maman Snejana accompagne la grand-mère chez elle. Elle dit, qu’elle revient tout de suite, mais en réalité, elle reste partie pendant des heures et je ne sais vraiment pas comment m’y prendre avec les enfants. Elles cassent les jouets, n’ont pas de bonnes manières, elles ne semblent pas comprendre que leur comportement n’est pas du tout correct. Pendant les jours suivants chez Aksana, je peux constater que la maman me laisse souvent seule avec les enfants, elle reste alors partie pour des heures. Les enfants ne veulent pas quitter la chambre alors, je suppose qu’elle laisse souvent les enfants seuls dans l’appartement et que les enfants ne peuvent pas aller dehors. Les enfants ne voulaient pas non plus aller dehors avec moi tant que leur maman ne soit revenue. Aksana disait que sa maman serait fâchée. Les heures dans cette pièce, seule avec les enfants, sont longues et tristes, il fait humide dans la chambre et je ne peux pas faire grand-chose avec les enfants. La nuit, les voisins d’Aksana se disputent, ils crient très fort et les enfants ont peur. Snejana appelle la police, il semble que cela arrive régulièrement. Snejana et Fika dorment ailleurs dans l’immeuble, je pense chez des voisins.

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Dans l’appartement d’Aksana il n’y a pas d’eau, les installations sanitaires sont communes.

Les toilettes dans le bâtiment sont dans un très mauvais état. Dans l’appartement d’Aksana il n’y a pas d’eau, les installations sanitaires sont communes. A leur étage se trouve une pièce avec 3 toilettes, terriblement sale et puante. Il y a aussi une pièce avec trois éviers à eau froide. A l’étage en-dessous, il y a une pièce en béton avec quelques carrelages au mur où il y a un boiler et un lavabo. Il n y a pas de douche dans cette pièce, donc tout le monde doit se laver ici avec une bassine ou un seau. Environ 300 personnes utilisent cette pièce… Il ya une bibliothèque dans cet immeuble, où tout le monde peut emprunter des livres.

Le lundi, je dois aller m’inscrire à la police. Nous faisons une longue promenade jusqu’au bureau de police ; il fait froid. Quand nous y arrivons, on nous donne un petit papier où il est indiqué, combien nous devons payer à la banque et nous devons faire le même chemin pour aller à la banque. Nous devons attendre très longtemps à la banque et puis nous retournons à la police. Maintenant en taxi, car le chemin est beaucoup trop loin pour Aksana ! Je paye le taxi, cela ne coûte presque rien. Mais quand nous arrivons à la police, on nous donne le papier à remplir, mais la police ferme pour une heure de pause. Il n’y a pas de chauffage dans le bureau de la police, nous avons très froid. Après la pause, tout va très vite, mais nous avons tout de même perdu une demi-journée.

L’après-midi, nous allons chercher Fika à la crèche, c’est une très belle crèche, bien entretenue avec des jouets éducatifs. On s’y occupe très bien des enfants et il y a un beau terrain de jeux à l’extérieur.

Le mardi, je voulais aller voir le village de Mokroe, c’est là qu’Aksana a vécu d’abord avec sa maman dans la maison de la grand-mère. La maman ne voulait pas me prendre chez sa mère, je pense qu’elle avait honte à cause de la pauvreté de sa maman et du village. J’ai insisté et nous avons pris le bus. Le bus coûtait environ 25 cents, très peu pour nous, pour la maman d’Aksana, c’est beaucoup d’argent ! Le village est très joli, nous visitons l’école et l’église et faisons une promenade à travers le village. Nous allons aussi sur le marché de Bychov, le marché est relativement grand et il y a de tout. Je remarque que certains produits, tels que café et thé, chaussures et fruits sont très cher ! La maman d’Aksana ne sait pas acheter ces produits avec son salaire. J’achète une paire de pantoufles pour Aksana, les siennes sont dans un tel état qu’elle marche à moitié pieds nus dans l’urine des toilettes communes.

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Le mardi soir, nous allons manger dans un restaurant de Bychov avec Aksana, sa mère et quelques Belges...

Le mardi soir, nous allons manger dans un restaurant de Bychov avec Aksana, sa mère et quelques Belges avec leurs familles d’accueil. C’est la première fois pour Aksana et je pense aussi pour sa mère, qu’ils mangent dans un restaurant en Biélorussie, un événement très important pour eux. Aksana est très heureuse, met ses plus beaux habits et mange ce qu’elle peut.

Le mercredi matin c’est le moment de dire au revoir. Je suis incroyablement heureuse d’être venue ici, les impressions sont immenses. J’étais tellement heureuse de revoir Aksana, de faire connaissance avec sa petite sœur, sa grand-mère et sa mère. Pour me rendre compte à quel point ils sont pauvres, à quel point la maman a une vie difficile. Mais j’y étais aussi très seule et je réalise que la maman d’Aksana doit aussi se sentir très seule.

Je vais certainement revenir un jour pour pouvoir mieux la connaître et peut-être même construire un lien avec la maman. J’ai maintenant une meilleure vue de ce qu’ils ont besoin, je sais donc mieux les aider. Aksana me manque, mais elle sera bientôt à nouveau chez nous en Belgique.

Nous retournons à Moguilev en taxi, la maman d’Aksana n’a pu trouver personne pour me ramener. Un voyage de 45 minutes en taxi coûte 16 euros, ce qui est très abordable. Je n’ai pas su dire au revoir à la grand-mère, je ne l’ai plus vue. Je n’ai pas su dire au revoir non plus à la petite sœur, la maman l’avait conduite le matin à la crèche sans rien me dire. Aksana n’a pas appris non plus à dire correctement au revoir, elle a rapidement dit au revoir, et a continué à faire ses devoirs. J’espère que je pourrais lui apprendre, à elle et plus tard aussi à sa petite sœur, les bonnes manières quand elle viendra en Belgique. Mais le plus important, c’est qu’elle passe des bons moments chez nous.

De Moguilev nous partons vers Minsk, où je loge avec Andrea chez deux étudiantes. Elles parlent français et nous montrent la ville. Les jeunes filles sont très accueillantes et nous passons quelques très belles journées avec elles à Minsk.

Ce voyage était un voyage inoubliable. J’ai fait ce voyage seule, mais j’ai fait la connaissance de beaucoup de gens. Point de vue émotions, ce voyage était très important pour moi, je remercie Josine et André, car nous avons une fille biélorusse en plus et cette visite de la Biélorussie m’a donné une belle expérience enrichissante.

Texte français ci-dessus.

Mijn eerste reis naar Wit-Rusland (april 2011)

Zaterdag 9 april, we vertrekken precies op tijd om 5 uur in de ochtend. Snachts heb ik afscheid genomen van mijn kleine kinderen, mijn zoontje is bijna 4 en mijn dochtertje is bijna 2 jaar.

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Fika & Aksana

Aksana is het afgelopen jaar voor het eerst bij ons geweest, en we hebben een hele fijne zomer met haar gehad. De rest van het jaar hebben we nooit iets van haar gehoord, en reageerde ze niet op brieven, pakketten en sms. Later deze reis zal ik er achter komen dat de armoede en het gebrek aan opleiding van de mama, de mogelijkheden van de mama om haar kinderen manieren te leren hier een oorzaak van kunnen zijn. Toen Aksna in 2010 voor de eerste keer bij ons kwam, is heel belangrijk geweest voor mijn zoontje. Hij heeft een vorm van autisme en hij heeft erg veel van haar geleerd. Hij durfde meer, werd wat wilder zoals een jongen, en keek echt tegen haar op alsof hij er een grote zus bij had !

De sfeer in de bus is heel goed, iedereen lijkt het spannend te vinden. Ondanks dat ik bijna geen Frans spreek, zijn de medereizigers die bijna allemaal Franstalig zijn, vriendelijk. Ik reis samen met Andrea, en voor ons zitten Ilse en Agnes, ook zei spreken Nederlands. Tijdens mijn reis heb ik een hele fijn band met Andrea op kunnen bouwen, ik ben blij met haar samen deze reis gemaakt te hebben.

De reis gaat heel vlot, onderweg stoppen we iedere 3 uur, en we lunchen in polen. S’ nachts rond 1 uur komen we aan in Wit Rusland, de wachttijd bij de grens is niet te lang, het gaat allemaal heel goed. We komen ‘s morgens om 8 uur aan in Minsk, waar een deel van de mensen blijft. De rest gaat verder naar Moguilev en Gomel, waar ze opgehaald worden door hun gastgezin.

De natuur in Rusland is nog in winterslaap, bij ons is het echt al lente in België.

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Sveta - Babouchka - Nanda - Fika

Rond 12 uur komen we aan in Moguilev, en Aksana en haar mama Sveta staan al op mij te wachten. Aksana is 9 jaar, haar zusje is bijna 4, haar mama is 29 en haar oma is 46 jaar. Ik ben blij Aksana te zien !! In de auto, onderweg naar haar huis, heeft ze haar boekje bij zich waarin de vertalingen nederlands-russisch staan. Ik merk dat ze erg haar best heeft gedaan om Nederlands te leren, ik ben er heel blij om dat ze ons blijkbaar niet vergeten is ! Ze is eerst wat verlegen, maar dat is al snel weg.

Dan komen we na 45 minuten aan bij haar huis. Ze wonen in een kamer in een groot appartementencomplex waar iedereen een kamer heeft, maar waar het sanitair gedeeld wordt. Nooit had ik gedacht dat ze in zo’n slechte omstandigheden zou wonen, ik wist dat ze arm waren, maar hier schrok ik wel van. De kamer is klein, ongeveer 4x2 meter, geen water in de kamer, geen keuken, enkel een klein 2-pits elektrisch kooktoestel, ze slapen en wonen in deze kamer. Geen gordijnen, weinig gezelligheid.

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geen keuken, enkel een klein 2-pits elektrisch kooktoestel

Oma wacht op mij samen met de kleine Fika, en het eten staat klaar. Allerlei kleine gerechtjes die er heerlijk uit zien. Ook de kleine Fika van 3 jaar wacht al op me en springt meteen op me, ze is erg blij en super lief. Een heel vrolijk meisje, met een mooi gezicht. Maar wat jammer dat dit kleine meisje haar tanden voor een groot deel al zo slecht zijn ! Ik heb vele tandenborstel meegegeven en tandpasta, als ik de er naar vraag laat de moeder de tandenborstel van Fika zien, maar tijdens mij verblijf wordt deze nooit gebruikt, de moeder begrijpt waarschijnlijk het belang ervan niet. Het eten is heerlijk, en de sfeer is gezellig. Maar ik begrijp wel dat dit eten veel te duur voor ze was, mama Snejana heeft geen geld, en ik vermoed dat er normaal weinig eten is voor de kinderen. Dan pakken we de cadeautjes uit, ik heb chocolade, kleding, zeep, shampoo, speelgoed, kookpotten, en van alles meegebracht. Binnen een half uur heeft Fika haar pop kapot gemaakt. En ik zie dat ook het speelgoed dat ik met het convoi meestuurde in november grotendeels kapot is. De kinderen lijken weinig te leren op het gebied van manieren en normen. De moeder heeft geen opleiding gehad en op dit gebied kan ze de kinderen weinig leren.

We maken een wandeling door de stad en de communicatie gaat redelijk, met woordenboek, handen en gebaren. Ze vragen steeds of ik niet moe ben, of ik wil slapen, en of ik het niet koud heb. Aksana en Fika willen steeds mijn hand vasthouden en zijn er blij dat ik er ben.

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De kamer is klein, ongeveer 4x2 meter.

‘s avonds brengt mama Snejana de oma terug naar huis, ze is snel terug zegt ze. Ze blijft echter uren weg, en ik heb geen idee hoe ik het aan moet pakken met de kinderen. Ze maken speelgoed kapot, tonen weinig manieren, en ze lijken zich er totaal niet van bewust dat dit helemaal niet netjes is. De resterende dagen bij Aksana zal ik merken dat de moeder me heel veel alleen laat met de kinderen, en dat ze vaak uren weg blijft. De kinderen willen dan niet uit de kamer, dus ik vermoed dat ze vaak de kinderen alleen laat in het appartement, en dat de kinderen dan niet naar buiten mogen. De kinderen willen dus ook niet met mij naar buiten tot hun mama terug is, Aksana zegt dat mama dan boos wordt. De uren in de deze kamer, alleen met de kinderen, zijn lang en eenzaam, het is vochtig in de kamer en ik kan weinig met de kinderen doen. ’s Avonds hebben de buren naast Aksana ruzie, er wordt heel veel geschreeuwd en de kinderen zijn bang. Snejana belt de politie, het lijkt erop dat dit regelmatig gebeurd. Snejana en Fika slapen ergens anders in het gebouw, ik denk bij buren,

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In de kamer van Aksana is geen water, het sanitair word gedeeld.

Het sanitair in de gebouw is zeer slecht. In de kamer van Aksana is geen water, het sanitair word gedeeld. Op hun etage een ruimte met 3 toiletten, ontzettend vuil en het stinkt er. Er is ook een ruimte met 3 wasbakken, met koud water. Op de onderste verdieping is een betonnen ruimte met wat tegeltjes aan de muur waar een boiler hangt, en een wasbak. Er is geen douche in deze ruimte, dus alle mensen uit deze flat moeten zich hier wassen met een teil of een emmertje. Ongeveer 300 mensen die samen gebruik maken van deze ruimte… Er is een bibliotheek in deze flat, waar alle mensen boeken kunnen lenen.

Maandag moet ik me inschrijven bij de politie. We maken een lange wandeling naar het politiebureau, het is koud. Als we daar aankomen, krijgen we een briefje waarop staat hoeveel we bij de bank moeten betalen, en we moeten weer helemaal terug lopen. We wachten lang bij de bank, en daarna gaan we weer terug naar de politie. Nu met de taxi, want het is veel te ver lopen voor Aksana ! Ik betaal de taxi, het kost immers bijna niks. Maar als we daar aankomen, krijgen we het papier dat we in moeten vullen, en de politie heeft dan een uur pauze. ER is geen verwarming in het politiebureau, we hebben het erg koud. Als ze terug komen is het snel geregeld gelukkig, want het heeft toch een halve dag gekost.

’S Middags halen we Fika op van de crèche, het is een mooie crèche, goed verzorgd met stimulerend speelgoed. De kindjes worden en goed verzorgd en er is een mooie speeltuin buiten.

Dinsdag wil ik gaan kijken in Mokroe, waar Aksana en haar moeder eerst woonden bij oma in huis. De moeder wilde me er eigenlijk niet mee naar toe nemen, ik denk dat ze zich schaamt voor de armoede daar bij oma en in het dorp. Ik heb aangegeven het toch te willen zien en we nemen de bus. De bus kost zo’n 25 cent, voor ons erg weinig, voor de mama van Aksana is dit veel geld ! Het is een prachtig dorp, we bekijken de school, en de kerk en maken een wandeling door het dorp. Ook gaan we nog naar de markt in Bychov, de markt is redelijk groot en alles is er verkrijgbaar. Het valt op dat sommige producten, als thee en koffie, schoenen, fruit best duur zijn ! Dit kan de mama van Aksana niet zomaar betalen van haar salaris. Ik koop voor Aksana een paar nieuwe pantoffels, want die van haar zijn zo kapot dat ze met half blote voeten in de toiletten moet gaan, waar ze in de urine van anderen staat.

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Dinsdagavond gaan we eten in een restaurant in Bychov, samen met Aksana, haar mama, en nog enkele Belgen...

Dinsdagavond gaan we eten in een restaurant in Bychov, samen met Aksana, haar mama, en nog enkele Belgen en hun gastgezinnen. Voor Aksana, en ik denk ook voor haar mama, is dit de eerste keer dat ze in een restaurant eet in Belarus, een heel belangrijke gebeurtenis voor hun. Aksana is heel erg blij, kleed zich mooi aan en eet haar buik rond.

Woensdagochtend moet ik afscheid nemen. Ik ben ongelooflijk blij dat ik hier geweest ben, het heeft erg veel indruk op me gemaakt. Ik was zo blij om Aksana terug te zien, haar zusje,oma en mama te ontmoeten. Om nu te weten hoe arm ze echt zijn, hoe zwaar de mama het moet hebben. Maar het was er ook eenzaam, en ik realiseer me dat de mama van Aksana zich ook eenzaam zal voelen.

Ik zal zeker nog eens terug gaan, zodat ik haar beter kan leren kennen, en wellicht een ban kan opbouwen met de mama. Ik heb nu een beter zicht op wat ze nodig hebben, dus ik kan daar nu beter op in spelen. Ik mis Aksana, maar al heel snel zal ze weer bij ons zijn in België !

Met een taxi reizen we naar Moguilev, de mama van Aksana kon niemand vinden om me terug te brengen. Een taxirit van 45 minuten kost 16 euro, dat is zeer betaalbaar. Ik heb geen afscheid kunnen nemen van de oma, ik heb haar niet meer gezien. Ook van het zusje heb ik geen afscheid kunnen nemen, de mama heeft haar ‘s morgens naar de crèche gebracht zonder dat ik haar nog gezien heb. Ook Aksana heeft niet geleerd dat ze netjes afscheid moet nemen, ze zei snel tot ziens, en ging verder met haar huiswerk. Ik hoop haar, en later ook haar zusje, wat manieren te kunnen leren als ze in België is. Maar bovenal moet ze een mooie tijd bij ons hebben.

Vanuit Moguilev reizen we naar Minsk, waar ik samen met Andrea bij twee Russische studenten verblijf. Ze spreken Frans en laten ons de stad zien. De meisjes zijn heel gastvrij en we hebben enkele heel mooie dagen met ze in Minsk.

Deze reis was een reis om nooit te vergeten. Ik maakte de reis alleen, maar heb veel mensen leren kennen. Emotioneel heeft deze reis veel voor mij betekend, en ik ben Josine en Andre erg dankbaar, we hebben er immers een Russische dochter bij, en ik ben een mooie ervaring rijker na mijn bezoek aan Rusland.

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Nanda

Maman d’accueil

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