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8 novembre 2005

Le 24 juin 2005, notre délégation s’est rendue chez Nina à Vitebsk

Quand la mémoire est « affective »


Il existe différentes sortes de mémoire : elle peut être de courte ou de longue durée, éphémère ou durable. Mais encore la mémoire peut être « affective » et ceci lorsque l’on vient au secours des gens aux moments pénibles de leur vie.

Cette histoire est arrivée à une habitante de la ville de Vitebsk, Nina Sadotenko, qui a été soignée par le personnel de l’hôpital de Verviers et par une famille belge après une blessure encourue à la fin de la guerre 1945. Elle a gardé pour toujours le souvenir de cette période tragique de sa vie ainsi qu’une profonde reconnaissance aux gens inconnus qui avaient tout fait pour maintenir en elle l’optimisme et la certitude que sa vie ne s’était pas arrêtée à 20 ans même si elle avait perdu les deux jambes. Et ils ont réussi à le faire. Déjà à l’hôpital pendant sa rééducation, Nina prêtait beaucoup d’attention à son apparence et coiffait tous les jours ses cheveux avec des bigoudis de fortune. Même plusieurs années après, elle ne s’est jamais permise de sortir mal coiffée, elle a toujours gardé sa bonne humeur et malgré tous les coups durs de la vie, elle a résisté avec acharnement en chantant dans une chorale, en dansant et personne n’a jamais pu rivaliser avec cette jeune femme sans jambes lors d’une « bayarynya » ! La direction du journal « Vitbitchi » dans lequel l’histoire de Nina est apparue l’a ensuite assistée dans sa recherche des Verviétois qui l’avaient aidée si généreusement à supporter le choc de cet accident. Les recherches en Belgique avaient été menées par Jacques Willem. La première hirondelle n’a pas tardé à venir : la Verviétoise Maggy Dechêne s’est souvenue de l’histoire de Nina. Son père, qui portait aussi des prothèses, se sentait obligé de soutenir moralement avec son épouse et ses enfants, la jeune russe handicapée. Maggy, elle-même âgée à l’époque de 3 ans, venait souvent chez Nina à l’hôpital. Une photo, soigneusement conservée dans l’album de famille depuis maintenant 60 ans, garde l’image de la petite fille sur les genoux de Nina.

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Article du journal de Vitebsk

Dans ce monde où tout est mêlé d’une manière surprenante, le hasard a voulu que Maggy ait vécu son enfance dans le voisinage du mari de la présidente de l’asbl ASET, Josine Deru, qui depuis 14 ans organise des actions humanitaires en Biélorussie et qui devait se rendre en mission dans la région de Vitebsk au mois de juillet dernier. Manifestement, il était impossible de manquer une pareille opportunité. Josine, accompagnée de deux des membres du comité de son association, Claude Pelzer et Martine Somja, a modifié son itinéraire à la demande de Maggy et est arrivée à Vitebsk avec le message de Verviers.

La rencontre fut émouvante. Les étrangers, contrairement à nous, ne cachent pas leurs émotions ni leurs sentiments et manifestent vivement leur joie. Nina, quant à elle, avait la larme à l’œil. Elle découvrait avec intérêt les nouvelles de Verviers et de l’hôpital qu’elle n’aurait sûrement pas reconnu. Josine en s’adressant à elle ajouta : « C’est formidable que vous ayez une mémoire aussi affective ». Jusqu’à présent cette dame s’était rappelée des noms de tous ceux qui venaient lui rendre visite en 1945 et elle considérait comme le comble de l’injustice que beaucoup d’entre eux n’étaient plus en vie, de même que leurs enfants. Nina, malgré les affres qu’elle avait dû subir, fêtera son 80ième anniversaire en automne. Elle garde toujours son bon sens, sa jovialité et aussi l’espoir de retourner un jour à Verviers.

Récemment, les Verviétois ont à nouveau fait preuve de générosité lorsque l’asbl ASET, dont Josine Deru est la présidente, a pris en charge Vitali, un garçon de 12 ans, originaire de Moguilev. Encore enfant, accidenté par un train, Vitali a perdu les orteils d’une jambe et a été amputé de l’autre. Dans sa ville natale, personne ne s’occupait de lui. Mais à quelque chose malheur est bon ! A l’initiative de Josine Deru, les élèves de l’école St Louis de Liège , sensibilisés par l’histoire dramatique d’un petit biélorusse de leur âge, ont collecté la moitié des 3 000 euros pour la prothèse de Vitali (voir : Projet Vitali au collège Saint-Louis). Au mois de mars dernier, l’adolescent reçu sa prothèse. Grâce à cette prothèse légère et moderne, il est retourné chez lui avec le sentiment d’être un enfant normal. C’était, d’ailleurs, le rêve de toute la vie de Nina Sadotenko qui a été obligée de porter des prothèses de 3,5 kg chacune, ressemblant plutôt à des haltères. Mais peut-être son rêve se réalisera-t-il un jour ?

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