asbl ASET

Aide humanitaire au Belarus

Association située sur le plateau de Herve

Belgique - province de Liège

Contactez-nous  -  tél/fax : 087/468993  -  GSM : 0476/484200

Station essence

Sortie Moguilev direction Bobrouisk

Bienvenue

1001 façons d’aider

Agenda

Les Mémoires d’Aset

La Biélorussie

Plan du site   |   Sommaire  >   La Biélorussie  >  La catastrophe de Tchernobyl  >   Tchernobyl ! tue encore
aset [?] Imprimer un document...
25 août 2002

Article paru dans le journal « Le Monde » le samedi 20 mai 2000.

Tchernobyl ! tue encore


On l’avait oublié. Avec le temps, quatorze ans déjà, on le croyait définitivement disséminé, dissout, inoffensif depuis longtemps, ce nuage de radioactivité échappé le 26 avril 1986 du réacteur 4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl, en Ukraine.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) ose minimiser le drame ; I’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) I’ignore largement. Il n’y a pas de fond spécial pour les victimes, pas de programme d’aide aux populations touchées, hormis les dizaines de millions de dollars que les Européens ont dispensés aux ukrainiens, habiles maîtres chanteurs, pour fermer le réacteur n°4. On sait bien, un reportage de temps à autre, que là bas, en Ukraine, et en Biélorussie premier pays balayé par le nuage. Il y a, bien sûr, plus de cancers, plus de leucémies, plus de nouveau-nés mal formés, hydrocéphales, aveugles, qu’ailleurs. Mais on imagine trop souvent que l’essentiel du mal est fait. A tort. Tchernobyl tue encore et va continuer à tuer et à mutiler dans une relative indifférence de la communauté internationale. Le césium 137 disséminé par le nuage est plus tenace que prévu. Cet élément radioactif contamine plus durablement qu’on ne l’avait prédit l’ensemble de la chaîne alimentaire : plantes, cultures, poissons, gibier etc. Une étude de la revue Nature(Le Monde du 9 mai) montre la permanence d’une haute teneur en césium 137 sur des échantillons examinés dans le nord de la Grande-Bretagne et dans les pays scandinaves qui furent touchés par le nuage.

C’est la première ligne, celle qui prit le nuage de plein fouet, la Biélorussie, qui reste une terre d’épouvante, comme le rapporte aujourd’hui notre envoyée spéciale, Natalie Nougayrède (lire page 16). Il y a longtemps que le bilan officiel de 31 morts (pompiers contaminés des suites de la lutte contre l’incendie du réacteur) ne tient plus compte des décès dus à l’augmentation vertigineuse des cancers. Premiers visés, les enfants biélorusses, dont 2 000 déjà, depuis le drame, ont été opérés de la thyroïde, une centaine de nouveaux cas de cancer de la thyroïde apparaissant chaque année. La contamination vient aussi de la nourriture que les enfants absorbent. Le lait, le gibier, les champignons, les baies de forêt sont les aliments les plus dangereux dans un pays où près du quart des terres sont toujours lourdement irradiées : " ils en ont pris pour au moins cent ans ", affirment les experts cités par Nature. Les physiciens les plus compétents, des professeurs comme Vassili Nesterenko et Youri Bandazhevsky observent qu’une bonne partie de la population se nourrit sur le lopin de terre familial, dans un sol imbibé de césium et de plutonium. Ils disent sobrement : " Une catastrophe nous attend "

contactez-nous !.
Le Comité d'Aset

Accueil - Santé - Enfants de Tchernobyl a.s.b.l.       www.aset.be
Siège social : rue du Bief, 37 B-4652 Herve - tél/fax : 087/468993 - Compte : BE75 0682 1667 1351