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25 août 2002

Voyage de Pâques 2001.

Premier voyage en Belarus.


Ca y est, c’est décidé : je pars en Belarus avec les familles d’accueil.

Depuis cinq ans, la famille d’Anna me le demandait : « Venez chez nous, à Gomel, on voudrait faire votre connaissance ».

Samedi 31 mars, départ prévu : 6 h du matin ; départ effectif : 7 h (une portière de soute récalcitrante). Je lie rapidement connaissance avec ma voisine et ses deux adorables petites filles. La journée passe relativement vite malgré l’inconfort du car. Quelques pauses permettent de se dégourdir les jambes… et de griller une petite cigarette. A 17 h, nous atteignons la frontière polonaise que nous franchissons une heure trente plus tard. La nuit semble longue et l’arrêt à 5 h du matin (à 150 km de la frontière belarusse) est le bienvenu. Notre présidente dévore une soupe aux abats (estomacs, intestins), ce qui nous laisse sceptique. (potage polonais appelé « flaki »). 7h30, fin de la Pologne, 8h10 : frontière belarusse à laquelle on change d’heure (9h10). Enfin, à 11h55, nous sommes en Belarus et, cinq heures plus tard, à Minsk. Pour les trois quarts des passagers, le voyage est terminé. Quant à nous, nous quittons la capitale pour Bobrouïsk et la famille de Nina, médecin et interprète, qui reçoit ses deux mamans belges et moi, son amie, en prime. Les retrouvailles, après quatre ans d’absence, sont très émouvantes et nous n’aurons pas trop de trois jours pour tout nous raconter.

Le lundi, Nina et son mari me conduisent à Gomel où l’accueil est encore une fois fantastique. Après les embrassades, on m’offre des cadeaux et le champagne coule à flots pendant tout le repas (gargantuesque). Une promenade dans Gomel et son parc, un goûter et c’est déjà l’heure du retour à Bobrouïsk. Que dire de ces deux villes ? Bobrouïsk est terne, grise et triste. C’est une petite ville de province où personne ne rit en public. Gomel est plus animé, plus moderne, mais, dans les deux, l’accueil chaleureux fait oublier la morosité ambiante.

Mercredi, nous rentrons toutes trois à Minsk. Quitter les filles puis les parents ne se passe pas sans larmes. Quand reverrons-nous Nina et Vassili ? Au Palais de la Culture, Olga, notre jolie petite interprète de vingt-cinq ans, nous attend. L’accueil, de nouveau, est merveilleux. Dans ces appartements bichonnés où tout a été mis en œuvre pour notre bien-être, on oublie la tristesse et le délabrement des immeubles. Et de nouveau, on mange, et de nouveau, on ouvre le champagne !

Le lendemain matin, nous avons droit au petit déjeuner local : pommes de terre sautées aux oignons, steak de poulet haché, salade de concombre et de tomates. Nous renonçons au fromage, salami, saumon fumé et gâteau, généreusement offerts par la maman d’Olga ! Nous partons visiter la ville (plutôt moderne) sous un soleil printanier qui ne nous a pas quitté depuis notre arrivée. Après une longue promenade et un verre bien mérité à une terrasse, nous rejoignons le groupe au Palais de la Culture (artisans et cirque d’enfants) et finissons la soirée à l’Opéra.

Vendredi, dernier jour, tous les belges se rendent à Doudoutki, site où sont restaurés de vieux métiers puis au restaurant pour le repas d’adieu, avec musique et champagne. C’est un peu nostalgiques que nous quittons la Belarus

le samedi matin pour un voyage de retour sans histoire. Le groupe est bien soudé et très amical, des plaisanteries fusent tout au long des 36 heures que dure le trajet (« Ca va s’arranger ! », « On va négocier ! », « C’est normal ! »...). Ce que je retiendrai surtout de ces huit jours, c’est la profonde gentillesse, l’accueil sincère et l’amitié du peuple belarus qui, malgré ses difficultés, saura toujours offrir plus qu’il n’en faut, en se privant si nécessaire.

Post-Scriptum :

Extrait de notre périodique trimestriel "Nadièjda" n°15 - mai 2001

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Monique Fazius

Maman d’accueil

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